L’affaire Troppmann
Le massacre de Pantin · Le crime de Pantin
Pantin, septembre 1869 : les corps de Mme Kinck et de cinq de ses enfants sont découverts dans un champ. Jean-Baptiste Troppmann, arrêté au Havre, est guillotiné en janvier 1870.

01Résumé
Le 20 septembre 1869, selon les sources secondaires consultées, un cultivateur découvre dans un champ de la plaine de Pantin, près de Paris, les corps de l’épouse de Jean Kinck et de cinq de leurs enfants. Quelques jours plus tard, le corps d’un autre fils, Gustave, est retrouvé au même endroit. Jean-Baptiste Troppmann, jeune mécanicien alsacien, est arrêté au Havre le 23 septembre. Le corps de Jean Kinck lui-même est retrouvé en Alsace, à la fin de novembre ou au début de décembre 1869.
Jugé par la cour d’assises de la Seine à partir du 28 décembre 1869, Troppmann est condamné à mort à l’issue du procès, le 30 ou le 31 décembre selon les sources. Il est guillotiné à Paris le 19 janvier 1870.
02Contexte
Jean-Baptiste Troppmann est né à Brunstatt (Haut-Rhin) en octobre 1849 : le 5 octobre selon les notices de Criminocorpus, le 6 selon le Dictionnaire biographique alsacien. Mécanicien, il est fils de Joseph Troppmann et de Françoise Fromm et domicilié à Cernay, selon ce même dictionnaire.
La famille Kinck compte les parents et six enfants : Gustave (né en 1853), Émile (1856), Henri (1859), Achille (1861), Alfred (1863) et Marie (1867), selon le Dictionnaire biographique alsacien. La profession de Jean Kinck et la nature exacte de ses relations avec Troppmann n’ont pas été vérifiées dans les sources consultées.
03Les faits
La date du 20 septembre concorde dans les sources secondaires consultées (Dictionnaire biographique alsacien, RetroNews), mais elle n’a pas été vérifiée dans la presse de 1869. Les autorités intervenues et les premières constatations, y compris médicales, ne sont pas documentées par les sources consultées.
04L’enquête
Selon RetroNews, source secondaire, Troppmann avoue les crimes le 13 novembre 1869 ; le contenu et les circonstances de ces aveux n’ont pas été consultés dans une source primaire. Par ailleurs, un autoportrait à la plume de Troppmann, conservé dans la collection Zoummeroff (Criminocorpus), est daté du 13 novembre 1869 ; ce document ne renseigne pas sur les aveux eux-mêmes. Le 28 novembre, depuis la prison de Mazas, Troppmann écrit au directeur pour lui annoncer « de très importantes révélations ».
Les enquêteurs, le juge d’instruction, les expertises médicales et le déroulement des interrogatoires n’ont pas été vérifiés dans les sources consultées.
05Les protagonistes
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Condamné
Jean-Baptiste Troppmann
1849 – 1870
Mécanicien, né à Brunstatt (Haut-Rhin) le 5 octobre 1849 selon les notices de Criminocorpus, le 6 octobre selon le Dictionnaire biographique alsacien, qui le dit domicilié à Cernay.
Statut judiciaire Condamné à mort par la cour d'assises de la Seine (30 ou 31 décembre 1869 selon les sources) ; guillotiné à Paris le 19 janvier 1870.
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Victime
Jean Kinck
Mort en Alsace, près des ruines du Herrenfluh ; son corps est retrouvé fin novembre ou début décembre 1869 et inhumé à Guebwiller selon le Dictionnaire biographique alsacien. Sa profession n'a pas été vérifiée.
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Victimes (Pantin)
Mme Kinck et cinq de ses enfants
L'épouse de Jean Kinck et leurs enfants Émile (né en 1856), Henri (1859), Achille (1861), Alfred (1863) et Marie (1867), selon le Dictionnaire biographique alsacien.
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Victime (Pantin)
Gustave Kinck
Fils aîné, né en 1853 selon le Dictionnaire biographique alsacien ; son corps est retrouvé au même endroit quelques jours après les autres.
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Cultivateur
Langlois
Découvre les premiers corps dans son champ de la plaine de Pantin, selon le Dictionnaire biographique alsacien et RetroNews.
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Avocat de la défense
Me Lachaud
Cité comme « avocat de Troppmann » par le Dictionnaire biographique alsacien (une seule source consultée).
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Directeur de la prison de Mazas
M. Grandette
Destinataire d'une lettre de Troppmann du 28 novembre 1869 (Criminocorpus).
06La justice
La composition de la cour, le président, les assesseurs, l’avocat général, les témoins et les experts médicaux entendus ne sont pas vérifiés. Les chefs d’accusation exacts ne le sont pas non plus : une brochure de 1870 s’intitule « Affaire Troppmann. Huit assassinats, vols et faux. Condamnation à mort », mais ce titre ne vaut pas qualification judiciaire.
Le nom de l’exécuteur et les éventuelles dernières paroles de Troppmann ne sont pas vérifiés. Une brochure de 1870 prétend rapporter le récit du crime fait par Troppmann « la veille de sa mort, au geôlier de sa prison » : ce récit lui est attribué, son authenticité n’est pas établie.
07Chronologie
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25 août 1869
Selon le Dictionnaire biographique alsacien, Troppmann empoisonne Jean Kinck « dans la montée vers la ruine du Herrenfluh » ; une estampe d'Épinal situe la scène dans la « forêt de Wattwiller ».
Controversé -
20 septembre 1869
Selon les sources secondaires consultées, le cultivateur Langlois découvre dans son champ de la plaine de Pantin les corps de l'épouse de Jean Kinck et de cinq de leurs enfants (date non vérifiée dans la presse de 1869).
Établi -
23 septembre 1869
Arrestation de Jean-Baptiste Troppmann au Havre (RetroNews ; Dictionnaire biographique alsacien).
Établi -
Quelques jours plus tard
Le corps de Gustave Kinck est retrouvé au même endroit (date exacte non établie).
Établi -
13 novembre 1869
Aveux de Troppmann, selon RetroNews (source secondaire).
Établi -
28 novembre 1869
Troppmann écrit au directeur de la prison de Mazas pour lui annoncer « de très importantes révélations » (lettre conservée dans la collection Zoummeroff, Criminocorpus).
Établi -
25 novembre ou 1er décembre 1869
Découverte du corps de Jean Kinck en Alsace : le 25 novembre « vers les ruines du château de Herrenfluh » selon RetroNews, le 1er décembre « dans la forêt d'Uffholtz, sur le chemin du Herrenfluh » selon le Dictionnaire biographique alsacien.
Controversé -
28 décembre 1869
Ouverture du procès devant la cour d'assises de la Seine (Dictionnaire biographique alsacien ; notice Criminocorpus).
Établi -
30 ou 31 décembre 1869
Condamnation à mort de Troppmann : le 30 décembre selon RetroNews et l'imagerie d'Épinal, le 31 décembre selon le Dictionnaire biographique alsacien. Divergence non tranchée.
Controversé -
13 janvier 1870
Rejet du pourvoi en cassation, selon une seule source secondaire (Dictionnaire biographique alsacien) ; à vérifier.
Non résolu -
18 janvier 1870
Refus de la grâce par Napoléon III, selon une seule source secondaire (Dictionnaire biographique alsacien) ; à vérifier.
Non résolu -
19 janvier 1870
Troppmann est guillotiné à Paris, devant la prison de la Roquette selon le Dictionnaire biographique alsacien.
Établi
08Les zones d’ombre
09Sources
Les informations de cette fiche s'appuient sur les documents suivants. Les sources primaires (presse de l'époque, décisions de justice, archives) sont privilégiées.
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Encyclopédie
Troppmann Jean Baptiste
Tharcise Meyer, Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne (NetDBA), Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, 2001
Naissance, parents, domicile, victimes et dates de naissance des enfants, mort de Jean Kinck, procès, condamnation (31 décembre), pourvoi (13 janvier 1870), grâce refusée (18 janvier), exécution devant la Roquette. Seule source consultée pour le pourvoi et la grâce.
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Article
L'affaire Troppmann en 1869
Julien Ebersold, RetroNews (BnF), 20 mars 2018
Découverte (20 septembre), arrestation au Havre (23 septembre), aveux (13 novembre), corps de Jean Kinck (25 novembre), condamnation (30 décembre), exécution (19 janvier), tirages du Petit Journal.
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Documentaire
L'affaire Troppmann : l'entrée dans l'âge d'or du fait divers
RetroNews (BnF), podcast « Séries noires à la Une », saison 4, épisode 4, 31 juillet 2025
Source secondaire : traitement de l'affaire par la presse, avec l'intervention de Laetitia Gonon (université de Rouen Normandie).
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Archives
Affaire Troppmann, complainte
Auguste Mouret, Imp. de Vve Ducourtieux, Limoges — Complaintes criminelles, Criminocorpus, 1870
BnF YE 7183 (79). La notice de Criminocorpus donne la naissance au 5 octobre 1849 et recense 31 complaintes sur l'affaire.
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Archives
La pauvre famille
J.E. Aubry, Vve Roger, Paris — Complaintes criminelles, Criminocorpus, 1870
BnF 8-FM-2944 ; conclut un livret consacré à l'affaire.
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Archives
Offa Troppmann, ein settembré 1869, coumplainto
A. Tarneù, Imp. Sourilas, Ardillier fils & Cie, Limoges — Complaintes criminelles, Criminocorpus, 1870
Complainte en occitan ; BnF GR FOL WZ 90.
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Archives
Condamnation et exécution de Jean-Baptiste Troppmann
Pinot et Sagaire, Épinal — collection Philippe Zoummeroff, Criminocorpus, 1870
Estampe populaire : cour d'assises de la Seine, condamnation le 30 décembre 1869, exécution le 19 janvier 1870 à 7 heures. Tous droits réservés, non reproduite.
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Archives
Affaire Troppmann : lettre au directeur de la prison de Mazas
Jean-Baptiste Troppmann, Collection Philippe Zoummeroff, Criminocorpus, 28 novembre 1869
Lettre autographe annonçant « de très importantes révélations ». Tous droits réservés.
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Archives
Deux photographies de Jean-Baptiste Troppmann [avec documents complémentaires]
Eugène Appert ; Jules Verrier, Collection Philippe Zoummeroff, Criminocorpus, 1869
Portraits photographiques sur papier albuminé. Tous droits réservés, non reproduits ici.
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Ouvrage
Le Crime de Pantin [gravures, autoportrait et lettre de Troppmann à ses parents]
Collection Philippe Zoummeroff, Criminocorpus, 1870
Ouvrage réunissant, selon sa notice, « les documents de l'instruction, les débats et tous les renseignements publiés par la presse » ; exemplaire contenant un autoportrait daté du 13 novembre 1869. Tous droits réservés.
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Archives
Affaire Troppmann. Huit assassinats, vols et faux. Condamnation à mort
Impr. C. Thomas, Alençon — notice de la bibliographie Criminocorpus, 1870
Brochure de 23 p., connue par sa notice seulement (texte non consulté). Son titre ne vaut pas qualification judiciaire.
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Article scientifique
L'affaire Troppmann 1869
Michelle Perrot, L'Histoire, n° 30, 1981
Article d'historienne, pp. 28-37 ; référence relevée dans la bibliographie Criminocorpus, texte non consulté.
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Archives
L'Affaire Troppmann ou le massacre de Pantin racontée par l'imagerie populaire
Limédia Galeries — Bibliothèques-Médiathèques de Metz
Estampes d'Épinal (Pinot et Sagaire) et de Metz (Gangel) sous Licence ouverte Etalab selon leurs notices. Pistes iconographiques, non reproduites à ce stade.
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Dernière vérification de la fiche : 30 septembre 2026.

