L'affaire Roberto Succo
L'affaire « André »
Entre avril 1987 et janvier 1988, un fugitif connu sous le nom d'« André » est recherché en France et en Suisse. Identifié en février 1988 grâce à un signalement recueilli à Aix-les-Bains, l'Italien Roberto Succo est arrêté près de Trévise, puis meurt en détention le 23 mai 1988. Il n'a jamais été jugé pour les faits qui lui étaient attribués, dont le meurtre d'un policier à Tresserve, en Savoie.
01Résumé
Roberto Succo est un Italien, déclaré pénalement irresponsable après le meurtre de ses parents à Mestre en 1981. En 1986, il s’évade d’un hôpital psychiatrique judiciaire. En France et en Suisse, un fugitif connu sous le nom d’« André » est ensuite recherché pour plusieurs crimes, dont le meurtre du brigadier de police André Castillo à Tresserve, en Savoie, le 3 avril 1987, et celui de l’inspecteur principal Michel Morandin à Toulon, le 28 janvier 1988. Roberto Succo est aussi soupçonné de la disparition de France Vu-Dinh, près d’Annecy, et du meurtre du docteur Michel Astoul, en avril 1987.
Le 8 février 1988, une jeune Française signale à la gendarmerie d’Aix-les-Bains qu’elle a reconnu « André ». Le lendemain, la police italienne l’identifie comme Roberto Succo. Il est arrêté près de Trévise le 28 février 1988, déclaré de nouveau irresponsable par des experts italiens, puis retrouvé mort en détention à Vicence le 23 mai 1988. Aucun des faits commis en France et en Suisse n’a été jugé.
02Contexte
Selon L’Impartial du 10 février 1988, Roberto Succo est né en 1962 à Mestre, près de Venise ; son père était policier. Selon L’Unità du 24 mai 1988, il tue ses parents au domicile familial le 9 avril 1981. Il est déclaré « totalement incapable de comprendre et de vouloir » et interné à l’hôpital psychiatrique judiciaire de Reggio Emilia.
Il y poursuit des études et obtient un régime de semi-liberté qui lui permet de suivre des cours à l’université. En 1986, il ne revient pas et quitte l’Italie. Selon un commissaire de Venise cité par L’Impartial, il « disparaît complètement d’Italie ».
03Les faits en Savoie
Le meurtre d’André Castillo à Tresserve
Le 30 janvier 1988, toujours selon le mémorial, ce revolver est retrouvé dans un véhicule volé abandonné près de Lausanne. Les enquêteurs ont attribué le meurtre à Roberto Succo. La presse italienne de 1988 le présente comme soupçonné du meurtre d’« un policier », et la presse de 1992 évoque André Castillo, « tué en avril 1987 », comme l’une de ses victimes. Ce meurtre n’a jamais été jugé.
La disparition de France Vu-Dinh
Michel Astoul et la découverte d’Épersy
Les sources consultées ne permettent d’établir ni les circonstances précises de sa disparition, ni la cause exacte de sa mort, ni un lien matériel avec Roberto Succo.
04Les autres faits attribués
À la fin du mois de janvier 1988, le fugitif connu sous le nom d’« André » passe en Suisse. Selon L’Impartial, il braque une station-service à Rolle, prend en otage une institutrice à Lutry, puis quatre personnes à Lyss, après avoir échappé à la police à l’entrée de Berne.
05L’enquête et l’identification
Des policiers français se rendent alors à Venise pour comparer les empreintes digitales retrouvées « sur l’arme d‘“André” ». Le 9 février 1988, la police italienne identifie formellement le fugitif grâce à ces empreintes et aux photos d’identité de ses faux papiers. Les polices suisse et française collaborent par Interpol.
06Les protagonistes
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Auteur présumé
Roberto Succo
1962 – 1988
Italien, né à Mestre. Déclaré pénalement irresponsable après le meurtre de ses parents en 1981, il s'évade en 1986 d'un régime de semi-liberté. Connu en France et en Suisse sous le nom d'« André », il est identifié en février 1988 et arrêté en Italie le 28 février 1988.
Statut judiciaire Jamais jugé pour les faits commis en France et en Suisse. Déclaré « totalement incapable de comprendre et de vouloir » par une expertise ordonnée à Trévise en 1988. Mort en détention à Vicence le 23 mai 1988.
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Victime
André Castillo
1949 – 1987
Brigadier de police à la formation motocycliste urbaine de Chambéry, né le 30 décembre 1949 à Casablanca, marié et père de deux enfants selon le mémorial Police-Action Solidaire. Tué par balle à Tresserve le 3 avril 1987 ; son arme de service est dérobée. Les enquêteurs ont attribué ce meurtre à Roberto Succo.
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Disparue
France Vu-Dinh
Jeune femme disparue près d'Annecy en avril 1987, selon Le Nouvel Observateur de mars 1988 (cité par le dossier Canopé). Roberto Succo a été soupçonné de sa disparition. Aucun jugement n'a établi ce qui lui est arrivé.
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Victime présumée
Michel Astoul
Médecin de Sisteron, selon Le Nouvel Observateur de mars 1988 (cité par le dossier Canopé). Roberto Succo a été soupçonné de l'avoir tué. Selon L'Express (2008), son corps a été découvert le 18 octobre 1987 à Épersy, près d'Aix-les-Bains.
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Victime
Michel Morandin
1949 – 1988
Inspecteur principal à la police judiciaire de Marseille, né le 1er décembre 1949 à Toulon selon le mémorial Police-Action Solidaire. Tué le 28 janvier 1988 à Toulon lors d'une interpellation ; meurtre attribué à Roberto Succo.
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Victime
Claude Aïazzi
Inspecteur divisionnaire, grièvement blessé à Toulon le 28 janvier 1988 aux côtés de Michel Morandin, selon le mémorial Police-Action Solidaire.
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Juge d'instruction à Trévise
Nicola Maria Pace
Selon L'Unità du 24 mai 1988, il ordonne en 1988 une nouvelle expertise psychiatrique de Roberto Succo.
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Juge à Toulon
Jean-Pierre Bernard
Selon L'Unità du 24 mai 1988, il demande quelques jours avant la mort de Roberto Succo une contre-expertise confiée à des experts français.
07La justice
L’arrestation et la détention
L’expertise psychiatrique et l’extradition
La mort en détention
Roberto Succo n’a été jugé pour aucun des faits commis en France et en Suisse. Les sources consultées ne mentionnent aucune décision de justice française constatant la fin des poursuites après sa mort.
08Postérité
Bernard-Marie Koltès s’inspire de l’affaire pour sa pièce Roberto Zucco. Selon L’Unità des 10 et 11 janvier 1992, les représentations prévues à la Maison de la culture de Chambéry en janvier 1992 sont annulées : le maire, Louis Besson, annonce cette décision après une réunion à la préfecture, invoquant le « droit à la douleur », et refuse d’assurer une protection policière. La veuve d’André Castillo et un syndicat de police s’étaient opposés au spectacle. La pièce reste programmée à Paris, au Théâtre de la Ville, en février 1992.
La journaliste Pascale Froment consacre à l’affaire une enquête, publiée en 1991 chez Gallimard, adaptée au cinéma par Cédric Kahn en 2001. Dans un entretien à L’Unità (1992), elle récuse les étiquettes de « monstre » et de « serial killer ». En 2001, un article de L’Unità sur le film estime lui aussi qu’« au sens strict » Succo n’était pas un tueur en série, tout en titrant « Serial killer made in Italy ».
09Chronologie
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1962 (13 avril selon L'Impartial)
Naissance de Roberto Succo à Mestre, près de Venise.
Établi -
9 avril 1981
Roberto Succo tue ses parents au domicile familial de Mestre, selon L'Unità. Il est déclaré « totalement incapable de comprendre et de vouloir » et interné à l'hôpital psychiatrique judiciaire de Reggio Emilia.
Établi -
1986
Bénéficiant d'un régime de semi-liberté pour suivre des cours à l'université, il ne revient pas et quitte l'Italie.
Établi -
3 avril 1987
Le brigadier de police André Castillo est tué par balle à Tresserve ; son arme de service est dérobée. Les enquêteurs ont attribué ce meurtre à Roberto Succo.
Établi -
Avril 1987
Disparition de France Vu-Dinh près d'Annecy et du docteur Michel Astoul, médecin de Sisteron. Roberto Succo a été soupçonné de ces deux affaires.
Non résolu -
Octobre 1987 (le 18 selon L'Express)
Selon L'Express (2008), le corps de Michel Astoul est découvert dans une petite maison d'Épersy, près d'Aix-les-Bains.
Non résolu -
28 janvier 1988
À Toulon, l'inspecteur principal Michel Morandin est tué et l'inspecteur divisionnaire Claude Aïazzi grièvement blessé. Meurtre attribué à Roberto Succo.
Établi -
Fin janvier 1988
En Suisse, braquage d'une station-service à Rolle et prises d'otages à Lutry et à Lyss, attribués au fugitif connu sous le nom d'« André ».
Établi -
30 janvier 1988
Le revolver de service d'André Castillo est retrouvé dans un véhicule volé abandonné près de Lausanne, selon le mémorial Police-Action Solidaire.
Établi -
8 février 1988
Une jeune Française de 16 ans se présente à la gendarmerie d'Aix-les-Bains et déclare avoir reconnu sur les portraits d'« André » un ancien ami, Roberto Succo.
Témoignage -
9 février 1988
La police italienne identifie formellement « André » comme Roberto Succo, grâce aux empreintes digitales et aux photos de ses faux papiers.
Établi -
28 février 1988
Arrestation de Roberto Succo à Santa Lucia di Piave, près de Trévise, sans coup de feu.
Établi -
29 février 1988
Tentative d'évasion par les toits de la prison de Trévise ; chute et côtes cassées.
Établi -
Mars – mai 1988
Transfert à la prison de Livourne, puis environ deux mois plus tard à celle de Vicence.
Établi -
Mai 1988
Une nouvelle expertise psychiatrique, ordonnée par le juge d'instruction de Trévise, le déclare de nouveau totalement irresponsable. Les demandes d'extradition françaises restent sans suite.
Établi -
23 mai 1988
Roberto Succo est retrouvé mort dans sa cellule d'isolement de la prison de Vicence. Le parquet de Vicence ouvre une enquête.
Établi -
Janvier 1992
À Chambéry, les représentations de la pièce Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès sont annulées.
Établi
10Ce que l’on sait aujourd’hui
- Établi : le meurtre du brigadier André Castillo à Tresserve le 3 avril 1987 et le vol de son arme de service ; le meurtre de l’inspecteur principal Michel Morandin à Toulon le 28 janvier 1988 ; l’identification de Roberto Succo en février 1988 à partir d’un signalement recueilli à Aix-les-Bains ; son arrestation le 28 février 1988 ; sa mort en détention le 23 mai 1988.
- Attribué par les enquêteurs : les meurtres d’André Castillo et de Michel Morandin, ainsi que les faits commis en Suisse en janvier 1988.
- Soupçonné : la disparition de France Vu-Dinh et le meurtre de Michel Astoul.
- Jamais jugé : aucun de ces faits.
Bilan documentaire
Cette fiche repose sur la presse de l’époque, suisse (L’Impartial, 1988) et italienne (L’Unità, 1988), sur des articles plus tardifs de L’Unità (1992 et 2001) et sur les mémoriaux de l’association Police-Action Solidaire, qui citent des articles du Monde et le Bulletin officiel du ministère. Le Nouvel Observateur (1988) et L’Express (2008) ne sont connus que par les extraits reproduits dans un dossier de Réseau Canopé. Les articles du Monde de 1987 et 1988, la presse savoyarde de l’époque, le livre de Pascale Froment et les dossiers judiciaires n’ont pas été consultés.
11Les zones d’ombre
Ce qui reste incertain
12Sources
Les informations de cette fiche s'appuient sur les documents suivants. Les sources primaires (presse de l'époque, décisions de justice, archives) sont privilégiées.
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Presse de l'époque
« André » se nomme Roberto. Le braqueur de Lyss identifié
L'Impartial (La Chaux-de-Fonds), 10 février 1988
Page 1, dépêches ats, afp et reuter. Identification du 9 février 1988 par la police italienne ; signalement d'une jeune Française de 16 ans à la gendarmerie d'Aix-les-Bains ; empreintes ; biographie (naissance le 13 avril 1962 à Mestre, internement à Reggio Emilia, évasion en 1986) ; faits de Rolle, Lutry et Lyss. Le journal orthographie le nom « Zucco » et écrit, à tort, « condamné à 10 ans de prison » pour un homme « reconnu irresponsable ».
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Presse de l'époque
Baby-killer tenta l'evasione
L'Unità, 2 mars 1988
Page 5, brève. Tentative d'évasion par les toits de la prison de Trévise, côtes fracturées, transfert à Livourne.
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Presse de l'époque
Pluriomicida, schizofrenico suicida in cella
Michele Sartori, L'Unità, 24 mai 1988
Page 6, envoyé spécial à Vicence ; PDF de la page consulté. Mort en cellule d'isolement découverte le 23 mai 1988, enquête du parquet de Vicence ; transferts à Livourne puis Vicence ; arrestation du 28 février à Santa Lucia di Piave ; expertise ordonnée par le juge Nicola Maria Pace ; demandes d'extradition françaises restées sans suite ; contre-expertise demandée par le juge de Toulon Jean-Pierre Bernard ; soupçons concernant « un policier, un médecin, une jeune Vietnamienne ».
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Article
Chambéry in rivolta: « Non torni l'assassino »
Stefania Chinzari, L'Unità, 10 janvier 1992
Page 21 ; PDF de la page consulté. Annulation des représentations de Roberto Zucco à Chambéry annoncée par le maire Louis Besson après une réunion à la préfecture ; décision du conseil municipal ; lettre de la veuve d'André Castillo. L'article date à tort la mort de Succo du 25 mai 1988.
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Article
Chi ha paura di Koltès?
Gianni Marsilli, L'Unità, 11 janvier 1992
Page 19. Représentations prévues à la Maison de la culture de Chambéry ; refus du maire d'assurer une protection policière ; opposition d'un syndicat de police au nom d'André Castillo, « tué en avril 1987 » ; lettre de Jack Lang à sa veuve.
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Article
Uccidi i tuoi
Alberto Folin, L'Unità, 25 mai 1992
Page III ; PDF de la page consulté. Entretien avec Pascale Froment à la parution de la traduction italienne de son livre ; elle récuse les étiquettes « monstre » et « serial killer ». Le chapeau situe à tort la mort de Succo en France.
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Article
Serial killer made in Italy
L'Unità, 15 mai 2001
Page 23 ; PDF de la page consulté. Compte rendu du film de Cédric Kahn à Cannes ; le texte, signé « al.c. », estime qu'« au sens strict » Succo n'était pas un tueur en série. Article rétrospectif comportant des erreurs factuelles (lieu de l'arrestation et de la mort).
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Article
André Castillo
Police-Action Solidaire
Mémorial associatif des policiers morts en service, citant le BODMR n° 06 du 18 juin 1988 et des articles du Monde. Grade, affectation, date et lieu du meurtre, vol de l'arme de service, découverte du revolver près de Lausanne le 30 janvier 1988, biographie.
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Article
Michel Morandin
Police-Action Solidaire
Mémorial associatif. Circonstances du 28 janvier 1988 à Toulon, grade et biographie de Michel Morandin, blessure de Claude Aïazzi. La page situe à tort la mort d'André Castillo « près d'Annecy » et la mort de Succo dans une « chambre d'internement » ; sa photographie est signalée comme régénérée par intelligence artificielle.
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Article
Pièce (dé)montée – Roberto Zucco
Amélie Rouher, Réseau Canopé, novembre 2015
Dossier pédagogique reproduisant des extraits de presse, dont Le Nouvel Observateur (4-10 mars 1988, Hervé Guillaume) et L'Express (3 avril 2008, Eric Pelletier). Ces deux articles ne sont connus ici que par ces extraits.
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Presse de l'époque
Article du Nouvel Observateur, 4-10 mars 1988
Hervé Guillaume, Le Nouvel Observateur, mars 1988
Connu uniquement par les extraits reproduits dans le dossier Canopé. Succo y est celui « qu'on soupçonne » d'avoir fait disparaître en avril 1987 « Mme Vu Dinh, près d'Annecy » et d'avoir abattu à la même époque « un médecin de Sisteron, Michel Astoul ».
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Article
La cavale de Roberto Succo
Eric Pelletier, L'Express, 3 avril 2008
Connu uniquement par les extraits reproduits dans le dossier Canopé. Seule source consultée pour la date (18 octobre 1987) et le lieu (Épersy) de la découverte du corps de Michel Astoul.
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Ouvrage
Je te tue. Histoire vraie de Roberto Succo, assassin sans raison
Pascale Froment, Gallimard, 1991
Enquête journalistique de référence, rééditée sous le titre Roberto Succo. Non consultée pour cette fiche.
Dernière vérification de la fiche : 2 octobre 2026.
